Je crois qu'il existe, dans chaque fin, une douce nostalgie. Celle des instants qui nous ont façonnés, des visages aimés, des rêves qui ont changé de forme. Une tristesse légère, presque belle, parce qu'elle témoigne que nous avons vécu le cœur ouvert.
Et dans chaque commencement réside ce frisson singulier : celui de l'inconnu. Une promesse silencieuse que quelque chose de merveilleux nous attend peut-être au détour d'un jour ordinaire.
La vie nous enseigne alors que rien n'est immuable. Nous sommes faits de départs et de renaissances, de saisons qui s'achèvent et d'autres qui s'annoncent. Et lorsque nous acceptons cette impermanence, nous découvrons que chaque adieu prépare une rencontre, que chaque nuit porte déjà en elle la promesse de l'aurore.
J'apprends ainsi à aimer les fins autant que les commencements : les unes me rappellent ce que j'ai été, les autres m'invitent à devenir celle ou celui que je ne connais pas encore.